On regarde les JO en lançant la claquette

Depuis plusieurs jours, je m’amuse à voir défiler les posts de mes contacts sur Facebook au sujet des Jeux Olympiques.

Tiens, un post sur un nageur arménien mignon et blondinet ! Un autre sur un athlète chinois qui demande en mariage sa copine, elle aussi une athlète chinoise, devant les caméras du monde entier. Que c’est sportivement romantique ! Les champions fidjiens qui s’agenouillent devant la princesse Anne. Et le plongeur américain Michael Phelps battu par le Singapourien Joseph Schooling. Huit ans auparavant, ce dernier avait posé sur une photo avec le champion, alors qu’il n’était encore qu’un gamin. Sale gosse 🙂

Sincèrement, en ce moment, les posts sur les JO, il n’y a que ça (avec les Pokemon, mais ça, j’y reviendrai une autre fois). On s’enthousiasme sur les sportifs de son pays d’origine ou d’adoption. On est heureux de les voir grimper les marches du podium. On se laisse aller à une pointe de nationalisme doucereux.

Je suis nulle sur ce point. Zéro. Car à part un médaillé d’or en taekwando, originaire du pays du dolma, je n’ai pas suivi les prouesses de mes compatriotes, qu’ils soient bleu, blanc, rouge, ou rouge et blanc.

Moi, cette après-midi, j’écoutais France Inter dans ma voiture. C’est une habitude que j’ai développée sur le Caillou. Comme dans ce pays, on passe beaucoup de temps en voiture (je n’ai jamais aussi peu marché qu’ici, quelle honte…), on a potentiellement beaucoup de temps pour écouter la radio. Pas forcément une émission en entier, mais des bribes ici et là.

Donc, cette après-midi, j’écoutais l’unique station de métropole que je capte dans ma Micra. Une fois de plus, il était question des JO, et plus particulièrement, des nouvelles disciplines intégrées cette année. L’ambiance était bonne enfant dans le studio et l’animateur pousse la blagounette en proposant une nouvelle discipline, à ajouter sur la déjà bien longue liste. Je vous le donne en mille : le lancer de tongs !

Tout d’abord, oui, le lancer de tongs, ça existe. En Écosse, on lance le tronc d’arbre. En faisant une recherche Google avec « lancer de », le premier résultat sur mon ordinateur donne « lancer de nain » (ça, c’est vraiment moyen…). A Nice, on lance le paillassou, et à Vitrai-sous-L’Aigle, on lance la botte.

Eh bien, en Nouvelle-Calédonie, on lance la tong. Enfin, la claquette. Parce qu’ici, une tong, c’est une claquette. Le concours de lancer de claquettes serait même, aux dires de certains, une spécialité locale (mais à vérifier, car d’autres ont peut-être eu la même idée ailleurs…).

Concernant les règles, celles du lancer de claquettes sont très simples. Pas de restriction d’âge, ni de genre, et encore moins de poids. Pas même besoin d’être un grand sportif. En fait, tout le monde peut participer. Ce sport (oui, ce sport !) a aussi l’avantage d’être bon marché. Il coûte le prix d’une claquette (pas même besoin d’avoir la paire puisqu’on en lance une seule).

Concrètement, ça se déroule ainsi. On prend une claquette dans une main, n’importe laquelle. On peut même la prendre à deux mains (mais c’est moins pratique pour lancer). On prend son élan, ou pas. On évite de mordre en dépassant la ligne. Et on balance la claquette aussi loin que possible. Avec, en option, grâce et élégance. Sans, ça le fait aussi.

Voyez plutôt les prouesses des candidats à la Foire de Bourail de l’année dernière :

Quand on pense que le Brésil est LE pays de la claquette, on se dit que le lancer de claquettes aurait eu toute sa place à Rio…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s